Société Marocaine
d'Assurance à l'Exportation
Accueil Site map Contact
S M A E X
24 , rue Ali Abderrazak - 20100 Casablanca
Tél : 212 05 22 98 20 00 - Fax : 212 05 22 25 20 70
E-mail : smaex@smaex.com
 
Espace Assuré
login :
passe :
Inscriptions

Actualités et Evénements

L’Asie fait la course en tête et tire la croissance mondiale
Description :
Le scénario d’une reprise économique mondiale à deux vitesses – vigoureuse chez les émergents,molle chez les économies développées – se confirme de plus en plus. Ce qui s’esquissait à travers les prévisions de croissance pour 2010 – 2,7 % aux Etats-Unis, 1 % dans la zone euro contre 10 % en Chine et 7,7 % en
Inde selon le FMI – s’accentue jour après jour, à mesure que les indicateurs de conjoncture battent des records en Asie.
Dernier en date, l’indice PMI (Purchasing Managers’Index) publié hier par HSBC etMarkit, qui a atteint 57 en mars, soit l’un de ses plus hauts niveaux depuis la création de cette statistique il y a six ans. Cet indice, qui signale un accroissement de l’activité manufacturière lorsqu’il dépasse « 50 », s’est établi en Inde à 57,8 contre 58,5 en février. C’était alors son plus haut niveau en douze mois (voir graphique). Les autres pays de la région ne sont pas en reste :
les exportations sud-coréennes ont bondi de 35 % en mars sur un an ; le carnet de commandes à l’exportation des entreprises japonaises n’a jamais été aussi fourni depuis près de six ans améliorant le moral des entrepreneurs (voir
encadré ci-contre) ; et les importations australiennes de machinesoutils et d’équipements industriels sont au plus haut depuis dix mois.
Cette euphorie statisticienne s’est communiquée aux Bourses asiatiques, à l’image de la Bourse de Jakarta, qui a atteint 2.831,24 points en séance, battant son précédent record établi en janvier 2008.

Réveil du consommateur
Quand vient l’heure d’analyser ces données, Edgardo Torija-Zane, économiste spécialiste de l’Asie émergente chez Natixis, rappelle que ces chiffres reflètent aussi une trèsmauvaise année 2009. « Ces indicateurs étant un peu entachés par
l’effet de base, il ne serait pas étonnant de les voir ralentir à partir du troisième trimestre 2010 », expliquet- il. Mais, « l’Asie reste la région la plus dynamique, et ce, pour plusieurs raisons qui existaient déjà avant la crise : une population croissante, une spécialisation adéquate et des coûts de production toujours
faibles », ajoute-t-il.
Mais quel est le véritable impact de ce dynamisme asiatique sur les perspectives de croissance mondiale ? Car « l’Asie va mathématiquement faire augmenter la croissance mondiale, mais cela va-t-il bénéficier aux entreprises européennes
? », interroge Edgardo Torija- Zane. « En 2008, 1,3 milliard de Chinois ont consommé autant – en milliards de dollars – que les 60millions de Français ! », s’exclame-t-il.
Une simple comparaison qui va dans le sens de ceux qui appellent au réveil du consommateur chinois, prônant la réorientation de la croissance chinoise vers la demande interne.
Reste que la tendance actuelle n’est pas trompeuse et que, dans le futur, « l’Asie va prendre de plus en plus de poids dans l’économiemondiale, à l’image de son évolution dans les trente dernières années », conclut Edgardo Torija-Zane. Une
analyse partagée par l’économiste John Llewellyn, auteur d’une étude sur le sujet (1), qui défend que « l’Asie est en passe de retrouver la puissance économique et financière qu’elle possédait au XVIIIe siècle et sera la première à bénéficier du glissement des rapports de force de l’ouest à l’est ».
JESSICA BERTHEREAU
(1) « The Ascent of Asia », Nomura, février 2010.

Source: Les Echos
 

 

SOCIETE MAROCAINE
D’ASSURANCE A L’EXPORTATION